Portrait de famille | Photo op 1 | Photo op 2 | Au sommet

Septembre 2013, sommet du G20 à St-Pétersbourg, pendant que les chefs d’États, les ministres et les chefs des banques des pays les plus puissants du monde se réunissent « pour favoriser la concertation internationale », les massacres se perpétuent en Syrie provoquant le déplacement de millions de civiles vers des camps de réfugiés déjà surpeuplés. Parmi eux, plus d’un million d’enfants. Ce nombre s’ajoute au 45 millions de réfugiés victimes de guerres souvent provoqués à leur insu et ignorés par ceux qui en sont responsables. Après chaque sommet, un portrait de famille immortalise le moment.

Dans la série Photo op, ces images deviennent fantomatiques. Elles semblent être animées par la présence d’un motif qui flotte dans l’espace. Pendant que la photographie officielle se décompose, des visages apparaissent. L’anonymat des personnages du fond est remplacée par le regard d’enfants, des portraits faits dans des camps de réfugiés toujours présents à travers le monde.